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Marie Lee 

D'abord, je veux vous vous dire que j'ai composé tout mes textes moi-même. S'il y a des erreurs d'orthographe qui se sont glissés au travers mes textes, je m'en excuse!!

 En effet, malgré que j'ai une déficience intellectuelle légère, je suis une femme très forte. J'ai beaucoup d'ambitions. Je veux tellement. J'essaie de créer ma place dans la société. J'ose. Je persiste. Je suis courageuse. Je fonce. J'assume. J'ai toujours le sourire. Pourquoi toujours ce sourire? Et bien, c'est parce que c'est à cause des réussites.. À cause des solutions que je trouve, car il ''y'a toujours des solutions''! C'est la force de passer à travers les événements sans jamais abandonner. C'est ce qu'on appelle la résilience...

Je m'occupe chaque jours. Pourquoi? Parce que je suis active de nature. Je dois toujours avancer. En ayant ni scolarité, très peu d'amis, pas d'emploi stable, vivre des rejets,... je dois continuer malgré tout. Je réfléchis constamment à ce que je ferais bien?! Une promenade avec ma voiture, aller voir une personne,.. et des projets, bien sûr! C'est ce qui nous motive! J'arrête jamais! Ça arrive que j'abandonne un projet. Je m'en remets et je continue. Parfois aussi j'essaie, je me lance et finalement ça échoue. Et je repars sans baisser les bras.

En vivant beaucoup échecs, il y a deux choix émotif: sois c'est la déprime et c'est la médication, ou c'est la restructuration émotive. C'est-à-dire se mettre sur le mode solution et se mettre en action, c'est très important si je veux que ça change. Et je choisi ceci depuis toujours. Je vis de la frustration oui parce que c'est un échec et j'ai travailler fort. Mais... mode solution et action. Si c'est le cas, je me mets à la recherche immédiatement. Je contrôle très bien mes émotions, Ça m'arrive bien sûr de pleurer. Mais je m'en remet rapidement pour pas que la déprime m'envahi. Je mange des chips, ça aide mon moral. Et je continue... Et comme mon grand-père dirait ''Fait d'quoi qui avance!''. J'ai l'instinct naturel de me mettre à la recherche! Et je réussi depuis toujours.

J'ai beaucoup de perspective d'avenir et de vision. Je réfléchi continuellement. J'évalue toujours si le projet est bon ou pas dans tout les sens, Et me pose toujours ces questions: Est-ce que ça en vaut la peine? Va-t-il me faire avancer? Et je fais des recherches, Et si ça ne répond pas, je m'aventure pas plus. J'arrête ça là. Pourquoi? Il aura pas de résultat et j'avancerai pas! Je trouve ça important d'avoir un certain enlignement. Pas nécessairement exactement ce qu'il faut, mais avoir une base. J'ai toujours fonctionné comme ça. Et parfois il faut essayer. Ma mère me dis souvent ''ferme pas la porte trop vite.'' Parfois j'essaie, je réussi. Parfois c'est l'échec. Faut pas lâcher. Faut mettre les efforts, Et d'abord vouloir. 

J'ai vécu beaucoup d'impositions. Imposé d'abandonner l'école à l'âge de 16 ans. Imposé de déménager plusieurs fois, parfois dans différentes régions, Imposé d'être rejet des classes. Imposé de recevoir une rente d'invalidité. Imposer d'être dans des classes spécialisées. Imposé de changer souvent d'école. Imposer d'être entouré de plusieurs spécialistes... santé, réadaptation, scolaire, Imposer de rester près de mes parents éventuellement en bi-génération. Pourquoi tout ces impositions? Et bien, parce que la société n'as pas les outils nécessaire pour me faire cette place, même à travers tout ces travaux acharnés, parfois exigeantes et intenses. Pourquoi si intense? D'abord, j'ai eu très peu d'aide. J'ai toujours fais équipe avec ma mère. Je savais pas toujours ce qui se passais, mais j'avais toujours ces 2 mots constamment: ''Oui, Mom!''. Cela m'as aidé énormément. Elle savait où elle voulait aller. Et j'ai toujours collaborer, C'était un ''plus'' pour ma mère qui était très important pour elle. Jamais abandonné. Il y a des moments que j'ai pleuré. J'étais tannée bien des fois des ''Oui. Mom!''. Mais j'ai persisté pour arriver au bout. Nous savions que nous avions énormément de travail devant nous. Une enfant très très malade, sortie avec des traumatismes de souffrances neurologique, physique.... assez important. Nous partions de très loin. ''Je devais me mettre à la tâche'', disait ma mère. Imaginez-vous quelques instant. Un bébé naissance malade jusqu'à maintenant... me rendre autonome à 100%. ''Le plus vite a été 25 ans...'' Dit-elle aussi. Sa seule pensée: l'autonomie à 100%. Voilà pourquoi cela a été intense pendant toutes ces années. Est-ce que cela a été trop intense? La réponse est non! Ça prenait cette intensité pour arriver à mon autonomie! Je suis fière de pouvoir conduire ma voiture, de gérer mon propre budget, de me responsabilisé en restant seule. Je suis capable de rester en appartement seule. Je me débrouille amplement.

Va aussi avec ça les deuils... Cela veut dire aussi... l'acceptation de laisser tomber des rêves... des buts... Accepter que ce sera autrement... Ça fait mal. Très mal. Quand tu souhaitais tellement... avoir ton sec.V... un métier... Avoir une ''gang de filles''... Aller à l'Université... Avoir un bon salaire... Avoir une bonne stabilité... Avoir une vie de famille... que finalement je n'aurai pas... Pourquoi ça fait tant très mal? C'est émotif, c'est frustrant, c'est triste. Je me demande mais... pourquoi? Comment je vais faire pour passer au travers? Et... qu'elle sera mon avenir?... Voilà pourquoi je mentionne ceci dans la lettre à Claire Lamarche, quand j'ai voulu lui écrire pour faire connaitre mon histoire: ''Quand je pense que ma situation sociale et professionnelle ne changera pas et que je dois vivre jusqu'à 75 ans, je trouve ça terriblement long et même pénible. Il y a des moments que j’aimerais mieux ne pas vivre même.'' Je suis émotive en écrivant sur ce sujet. Ça prend beaucoup de courage pour continuer à vivre. Ce mal là signifie aussi ce sont des manques. Manque d'empathies, manque de compréhensions, manque de respect. De se faire accepter en tant que personnes, par la plupart des gens de la société. C'est qu'on appelle le rejet... Comment je fais pour continuer? D'abord avoir la force de ''programmer le cerveau'' à ne pas s’apitoyer sur le négatif par la pensée. J'ai aussi développer trois simple petites paroles: ''Je ne prend aucun stress des autres'' ''Je suis responsable de moi-même à tout les niveaux: passé, présent, futur.'' ''Je m'aime comme je suis.''. d'une chiropraticienne qui ''nettoyait'' l'atmosphère de mon état qui était extrêmement traumatisé de tout. Par la souffrance, le mal émotif, la confiance. Ces traitements et ces trois petites paroles neutralisaient ces traumatismes... En sortant des soins médicaux, c'était une étape très importante à faire... guérir ces traumatismes. Du moment que je gagnais la confiance, je pouvais poursuivre mon développement. 

La reconnaissance des embûches est  très importante, Les efforts. Le travail que j'y ai
mis dans mon cheminement et que j'y mets encore. Il faut parfois reculer pour reconnaître les réussites et en être fier et continuer.

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